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Hoi An est située à 30 km au sud de Danang sur le bord de la
rivière Thu Bon. Pendant le XVIe siècle, cette ville fut l'un des grands
centres d'affaires pour les commerçants
occidentaux en Asie du sud-est.
L'atmosphère de Hoi An fait penser à
la Chine avec ses toits de tuiles et ses rues étroites. L'architecture de
certaines rues est presque demeurée intacte. À l'époque, toutes les maisons
étaient construites en bois, décorées de planches laquées et de panneaux
avec des inscriptions chinoises. Des décorations ornaient aussi les
piliers.
Aujourd'hui, les visiteurs peuvent apercevoir des reliques des
cultures Sa Huynh et Champa. La ville offre aussi de beaux paysages tels
que ceux de la rivière Hoi An, de la plage Cua Dai et de l'île Cham.
Hoi An est devenue une destination touristique très fréquentée
au cours des dernières années.
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La maison Tân Ky
à Hôi An
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Hôi An est
une véritable ville-musée, qui offre aux visiteurs l'héritage d'échanges
culturels uniques. Parmi lesquels la maison Tân Ky, un des monuments les
plus connus.
Située au bord de la rivière Thu Bôn, la maison Tân Ky,
du nom de la famille qui y vit depuis sept générations, est une ancienne
maison commerçante décorée de nombreux objets d'époque, de grande valeur,
dont la plupart ont la fonction de protéger les habitants contre les
aléas de la fortune. Les sentences philosophiques, les talismans de
prospérité et de longévité de bois précieux jalonnent la visite.
La maison fut construite au début du XIXe siècle par un riche marchand
chinois, et elle n'a guère changé depuis. À cette époque, la ville de Hôi
An bénéficiait depuis plusieurs siècles d'une
riche tradition d'échanges commerciaux et culturels avec l'étranger, et
en particulier le Japon, la Chine et l'Occident.
Véritable symbole de ces échanges aujourd'hui perpétués, la maison
concentre dans son architecture toutes ces influences; ainsi le toit est
de forme vietnamienne, la charpente japonaise (avec les trois poutres
superposées, symbolisant la transmission des générations) et les
décorations chinoises. Quant aux balustrades, elles attestent d'une
influence européenne.
Une tradition toujours vivante
La maison Tân
Ky représente donc l'unique
mélange culturel de la cité. Ces échanges se poursuivent de nos jours
sous la forme moderne du tourisme ; c'est ainsi
que la famille Tân Ky a troqué le métier de commerçant
contre celui d'entrepreneur touristique. Moyennant un modeste droit
d'entrée, la maison attire 2.000 visiteurs par mois en haute saison. La
septième génération qui y demeure toujours accueille les visiteurs en
anglais et en français, en même temps qu'elle
entretient le culte des ancêtres, dont on voit l'autel pendant la visite.
Ces activités permettent de maintenir le bâtiment en l'état. Comme
reconnaissance de tous ces efforts, le monument a été le premier parmi
les nombreux vestiges de Hôi An à être inscrit aux monuments nationaux en
1985, et en 1999 au patrimoine mondial de l'UNESCO. Voilà qui représente
une belle récompense pour cette famille qui a su entretenir et perpétuer
sa tradition sur sept générations à travers les tourmentes de l'histoire.
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oi An expose
ses richesses
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En 1856, un marchand chinois appelé Ye Hongchun quitta
sa ville natale de Jia Ying, dans la province de14 Ganddong, pour venir
chercher la fortune dans le Centre du Vietnam, à Hoi An. Il ouvrit une
boutique de soie et autres étoffes, machines à coudre, et produits de
base : huile, thé et cigarettes. Sa réputation se répandit dans tout
le Sud du Vietnam en tant que riche marchand et collectionneur
d’antiquités.
Son ancienne boutique, au 80 de la rue Nguyen Thai Hoc,
est aujourd’hui célèbre auprès des touristes qui viennent admirer la
collection d’antiquités et de pièces rares toujours contenues dans la
maison. Les actuels propriétaires sont ses arrières
arrière-petits-enfants, Tai Shizong et Ye Jaisong. Ils ont transformé la
maison en musée pour exposer leur collection de famille, qui comprend
plus de 1 000 articles, essentiellement des porcelaines chinoises de la
dynastie des Ming, des Qing et des Tang. Il y a aussi de très vieilles
céramiques datant de plus de 3 000 ans, de la culture Sa Huynh, ainsi que
des sceaux en bronze et des miroirs datant du VIIe siècle, de
la période Chiem Thanh.
D’après les catalogues étrangers, certaines des pièces
exposées seraient extrêmement rares, notamment le disque Van Luc de la
dynastie Ming (XIVe siècle), qui est l’un des deux seuls
encore existants. L’autre se trouve à Hong Kong.
Le musée abrite également des objets historiques de Hoi
An même comme des livres, des photographies, des
pièces et des anciennes de boutiques.
"Il est en notre devoir de réunir et de conserver
les antiquités en l’honneur de nos ancêtres, mais également afin de
préserver la culture traditionnelle de Hoi An, qui est classée au
patrimoine mondial de l’humanité" affirme l’un des propriétaires.
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Un cachet du 1e siècle Une assiette de
l'époque Chiem Thanh (14e siècle
(Par
Trang Linh – Hieu Thao)
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Une jarre de la dynastie Minh ( 14e siècle)
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Boutique de Ye Hongchun en 1990
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